GUÉRILLA, COCAÏNE ET BIODIVERSITÉ
La Colombie doit-elle la conservation de ses forêts primaires à la guerre ?
C’est une des questions centrales du documentaire L’Homme aux Serpents d’Eric Flandin qui nous fait vivre son voyage avec Franz Florez dans un vieux bus rempli de serpents à travers une Colombie rurale en général inaccessible.
Cette aventure d’une heure et demie met en évidence les contrastes et contradictions de l’homme, à l’image de la coca maudite du narcotrafic opposé à la coca sacrée des peuples indigènes.
Franz, vétérinaire colombien en animaux sauvages, est un véritable enchanteur avec ses serpents. Grâce à eux, il parvient à franchir les zones de la guerre civile sans encombre. Il ira jusqu’à rencontrer au fin fond de la jungle les guérilleros « dont on ne comprend plus très bien le combat », pour les inviter à devenir des militants… de la conservation des espèces ! Franz n’hésite pas à leur proposer d’attacher aux arbres des « caméras pièges » afin de recenser les tapirs en voie d’extinction.
Un documentaire débordant de personnages étonnants comme un indigène arhuaco aveugle, un grand-père écologiste en colère, un soldat commando aux accents existentialistes, un jeune apprenti en serpents etc., qui tous nous embarquent dans un univers de conte initiatique.
« L’Homme aux Serpents » au cœur du débat national colombien.
L'aventure vécue par cet environnementaliste dans un pays en conflit, pousse à une réflexion inattendue sur le rôle joué par la guerre en Colombie vis-à-vis de la conservation de la nature.
Que se passera-t-il avec cette conservation quand la guerre s’achèvera et que la disparition de la guérilla aujourd’hui éparpillée dans les forêts primaires permettra l'exploitation intensive de celles-ci ?
Le film « L’Homme aux Serpents » débarque en Colombie en tant qu’élément perturbateur dans le débat national sur la guerre. Les gouvernants auraient-ils déjà « prévendu » les riches ressources naturelles que contient le sol des forêts, en attendant de trouver des accords de paix ?
Le film pose ouvertement cette question tendancieuse sur le rôle imprévu d'une guerre civile qui dure maintenant depuis près de cinquante ans et qui limite le développement du pays.
« La Colombie est-elle prête à la paix ? » demande Franz Florez au chef indigène aveugle, paix qui risque de ravager la faune et la flore des précieuses forêts dont le sol est riche en or, en émeraude, en uranium, en nickel.
Aujourd'hui, la Colombie peut se targuer de posséder une des biodiversités les plus importantes du monde (10% selon une estimation de la Communauté Européenne)
Le développement est-il nécessairement synonyme de destruction de la nature ?
mercredi
mardi
La Fondation NATIVA de Franz FLOREZ
Rendez vous sur le site de Franz et découvrez l'ensemble de ses activités pour la conservation de la biodiversité.
FUNDACIÓN NATIVA
FUNDACIÓN NATIVA
vendredi
Les conflits armés dont souffre la Colombie depuis 45 ans ont dans le même temps ralenti l'exploitation des forêts primaires par les entreprises de tout bord. Si la paix s’installe, l’une des biodiversités les plus riches du monde risque d'être détruite au nom du développement.
Un cruel paradoxe qui a poussé Franz Florez à se lancer dans un combat pour la conservation des espèces.
Vétérinaire de formation, ce Colombien sillonne son pays à bord de son bus aux serpents. Armes à la fois mortelles et fascinantes, ces animaux tant redoutés représentent d’efficaces alliés qui lui permettent de rallier la population à sa cause.
Des jeunes « chicas » de la ville jusqu’aux guérilleros dans la jungle en passant par les cultivateurs de coca, Franz Florez se confronte à l’ensemble des acteurs d’une Colombie divisée, y compris les plus dangereux. Et pénètre jusqu'aux terres reculées des populations indigènes…
Un cruel paradoxe qui a poussé Franz Florez à se lancer dans un combat pour la conservation des espèces.
Vétérinaire de formation, ce Colombien sillonne son pays à bord de son bus aux serpents. Armes à la fois mortelles et fascinantes, ces animaux tant redoutés représentent d’efficaces alliés qui lui permettent de rallier la population à sa cause.
Des jeunes « chicas » de la ville jusqu’aux guérilleros dans la jungle en passant par les cultivateurs de coca, Franz Florez se confronte à l’ensemble des acteurs d’une Colombie divisée, y compris les plus dangereux. Et pénètre jusqu'aux terres reculées des populations indigènes…
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